biographie

Compositeur, chef d'orchestre, pianiste

Biographie courte

Né en 1933 à Sainte-Savine (Aube).
1947-1952 | Études au Conservatoire Municipal de Troyes (1ers Prix de Piano et de Musique d'Ensemble).
1952-1959 | Études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (1ers Prix de Piano et de Direction d'Orchestre).
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1948 | Titulaire de l'orgue de l'église Saint-Urbain de Troyes.
1960 | Pianiste titulaire des Concerts Lamoureux et suppléant à la Société des Concerts du Conservatoire ainsi qu'à l'Orchestre de l'Opéra.
1960-1967 | Conseiller musical à la réalisation des concerts des orchestres de L'O.R.T.F. pour la Télévision Française.
1968-1969 | Assistant de Bruno Maderna au Mozarteum de Salzbourg.
1968-1973 | Chef invité des orchestres de la Résidence de La Haye et de Haarlem (Pays-Bas).
1970-1974 | Directeur musical de l’Orchestre Philharmonique des Pays de la Loire.
1974-1980 | Directeur musical de l’Atelier Lyrique du Rhin.
1978 | Suit à l’Ircam, le 1er stage de formation aux technologies modernes et à la recherche, afin de se familiariser avec la synthèse du son par ordinateur.
1981-1983 | Directeur musical du Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio France.
1983-1986 | Responsable de la coordination de la musique contemporaine et du théâtre musical à Radio-France.
1983-1992 | Producteur à Radio France des séries de concerts successives de musique contemporaine : « Musique au Présent », « Musiques en Perspectives » et « Musique du XXe Siècle ».
1992-1999 | Délégué artistique du festival « Présences » de Radio France, axé sur la création.

Yves Nat et Bruno Maderna ont profondément influencé et orienté Yves Prin dans sa carrière musicale. Après un parcours tout à fait classique, en tant que pianiste ou chef d’orchestre honorant le répertoire, il choisit de s’investir totalement dans la création. Il a, en conséquence, dirigé de nombreuses premières mondiales, sym- phoniques, instrumentales et lyriques, dont certaines ont été enregistrées pour le disque, la radio et la télévision.
Toutefois, il a avec certains créateurs, des affinités musicales plus particulières, faites d’une passion pour un langage spécifiquement lyrique et d’une vision dramaturgique de la musique qui s’expriment dans ses propres œuvres.
Son catalogue d’environ 200 opus inclut notamment un opéra, cinq concertos, treize cycles de mélodies, des musiques de chambre et d’ensembles, des chansons et des musiques de scène. Ses œuvres jouissent d’une audience internationale.

Prix Florent Schmitt de l’Académie des Beaux-Arts 1997.
Nommé aux Victoires de la musique 2006, aux côtés de Pascal Dusapin et Thierry Escaich (lauréat)
Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres.
Depuis 1999, il se consacre entièrement à la composition.

Biographie moyenne

Né en 1933 à Sainte-Savine (Aube).
1947-1952 | Études au Conservatoire Municipal de Troyes (piano avec Geneviève Zaigue, orgue avec René St-Pé, musique d'ensemble avec Bernard Bon)
(1ers Prix de Piano et de Musique d'Ensemble).

  •  1950. Je travaille la Sonate en Fa# mineur de Robert Schumann pour préparer ma première rencontre avec Yves Nat dont la réputation se trouve être celle d'un grand Schumanien et Beethovénien. À Paris, lorsque j'entre dans son appartement du 7 rue Alfred Bruneau, je n'en mène pas large et crois voir apparaître en face de moi Schumann en personne. Chevelure blanche, corpulence, tenue soignée d'intérieur... J'exécute ma sonate. Nat me pousse alors assez rudement du siège et s'assied à ma place. Il joue intégralement la sonate avec une fougue qui m'impressionne tant l'intensité du jeu est forte. « Tu vois, mon petit, Schumann ce n'est pas Chopin. Reviens dans huit jours. » Ma mère, Geneviève et moi savons, en quittant le Maître, qu'il n'a que deux places dans sa classe pour le prochain concours et que je suis en limite d'âge. La porte est étroite…”

    [ — YP ]

    1952-1959 | Études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (piano avec Yves Nat, direction d'orchestre avec Louis Fourestier, musique d'ensemble avec Gaston Poulet, harmonie avec Pierre Revel, solfège avec Jean Déré)
    (1ers Prix de Piano et de Direction d'Orchestre).

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    1948 | Titulaire de l'orgue de l'église Saint-Urbain de Troyes.

    1960 | Pianiste titulaire des Concerts Lamoureux et suppléant à la Société des Concerts du Conservatoire ainsi qu'à l'Orchestre de l'Opéra.
    1960-1967 | Conseiller musical à la réalisation des concerts des orchestres de L'O.R.T.F. pour la Télévision Française.
    1968-1969 | Assistant de Bruno Maderna au Mozarteum de Salzbourg.
    1968-1973 | Chef invité des orchestres de la Résidence de La Haye et de Haarlem (Pays-Bas).
    1970-1974 | Directeur musical de l’Orchestre Philharmonique des Pays de la Loire.
    1974-1980 | Directeur musical de l’Atelier Lyrique du Rhin.
    1978 | Suit à l’Ircam, le 1er stage de formation aux technologies modernes et à la recherche, afin de se familiariser avec la synthèse du son par ordinateur.
    1981-1983 | Directeur musical du Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio France.
    1983-1986 | Responsable de la coordination de la musique contemporaine et du théâtre musical à Radio-France.
    1983-1992 | Producteur à Radio France des séries de concerts successives de musique contemporaine : « Musique au Présent », « Musiques en Perspectives » et « Musique du XXe Siècle ».
    1992-1999 | Délégué artistique du festival « Présences » de Radio France, axé sur la création.

    Yves Nat et Bruno Maderna ont profondément influencé et orienté Yves Prin dans sa carrière musicale.
    Après un parcours tout à fait classique, en tant que pianiste ou chef d’orchestre honorant le répertoire, il choisit de s’investir totalement dans la création.
    Il a, en conséquence, dirigé de nombreuses premières mondiales, symphoniques, instrumentales et lyriques, dont celles de Boucourechliev, Aperghis, Mâche, Essyad, Levinas, Méfano, ou encore Hersant…
    Certaines ont été enregistrées pour le disque, la radio et la télévision.
    Toutefois, il a avec certains créateurs, des affinités musicales plus particulières, faites d’une passion pour un langage spécifiquement lyrique et d’une vision dramaturgique de la musique.

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    Sa rencontre avec Bruno Maderna en 1968 à Darmstadt constitue un choc décisif. Sous son impulsion, Yves Prin s’éloigne de l’écriture pour la radio et la télévision et livre de nouvelles œuvres dont "Au souffle d’une voix" puis "Hymnus 68" oratorio pour solistes, chœur mixte et orchestre, "Mobiles" pour flûte ou hautbois ou clarinette avec divers accompagnements et électronique, "Éphémères", capriccio pour violon et orchestre de chambre. Le sérialisme n’y est pas utilisé de façon systématiqiue, mais plutôt pour s’affranchir de la tonalité et de la polytonalité.

    Dès 1977, le besoin de sortir du sérialisme se fait sentir. Il écrit "Dioscures" d’après un texte de Michel Tournier qui marque, par une affinité profonde avec un « lyrisme- pointilliste », un véritable tournant et le début de sa deuxième période.
    Suivront "Le Souffle d’Iris" concerto pour flûte et orchestre (1986), le "Quatuor à cordes La Barque", "In Praise of Flight" concerto pour piano et orchestre (1997/rév. 2000), ou encore "Cinq Haïkaï" pour piano (1997-2001)…



    Sa troisième période, à partir de 1998, affirme la prépondérance d’une dramaturgie en musique liée à l'émotion induite par un argument littéraire ou poétique. Naissent les premiers cycles de mélodies sur des poèmes de Silvina Ocampo "De Amor desesperado", de Jean-Pierre Siméon "Les Amants", de Pablo Neruda "Cuatro sonetos de amor" ou encore traditionnels "Sirandanes créoles"… pour ne citer que les premiers (aujourd'hui 64 mélodies réparties en 13 cycles et plusieurs versions).

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    Ses œuvres connaissent une audience internationale : "Le souffle d’Iris" est créé à Sofia, Le "Quatuor à cordes La Barque" est joué à Toronto, Ottawa, Séoul, Amsterdam,"In Praise of Flight" à South Bend (USA) et à Berlin, "Dioscures" à Hong Kong, Lausanne, "Mobile 3" à Barcelone et Cologne, "Mobile 4c" à Bucarest et Lisbonne, "Actions-Simultanées II" à Haarlem (Pays-Bas), "Mobile 4b" à New-York (au MoMA), Belgrade "Tango-Fusion Quatuor" à Minneapolis (USA), "Quatre Haïkaï" à Kyoto, "In Circolo" à Pian del Re (Italie), "Fantaisie Haffner" et "Cristal de Vida" à Gstaad (Suisse), "Mobile 3a" à Bucarest, "Deux Haïkaï" à Tokyo,"De Amor desesperado" à Buenos Aires, New-York (Julliard-School), Moscou, "Éphémères" à Moscou dans la prestigieuse Bolchoï Zal du Conservatoire Tchaïkovsky et à Olsztyn (Pologne)"Tango-Fusion" à Buenos Aires, New-York, Middelburg (Pays-Bas), Gdansk (Pologne), Lisbonne, Monte-Carlo, Bernaola (Espagne), Varsovie, "La Paraphrase de l'aigle" à Valencia (Espagne), "Paraphrase de la mer" à Court (Suisse), Bernal (Argentine), Lima (Pérou), "Cantique de l'ombre", "Claudel répond les psaumes", et "Coronamour" à Court (Suisse),"Cinq Haïkaï" à Kyoto, Palencia (Espagne), "La Colline d'Arashiyama" à Kyoto, Osaka, "Tango-Fusion Quintette" à Moscou"Cuatro sonetos de amor" à Taschkent, "Deux Études en forme de bis" à Hambourg, "Sirandanes créoles" à Nafplio (Grèce), "Seis Canções do folklore brasilieiro" à Court (Suisse), Madrid, Pampelune, "Tango-Fusion Trio" à Buenos Aires…

    Prix Florent Schmitt de l’Académie des Beaux-Arts 1997.
    Nommé aux Victoires de la musique 2006, aux côtés de Pascal Dusapin et Thierry Escaich (lauréat).
    Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres.
    Depuis 1999, il se consacre entièrement à la composition.